SOCIÉTÉ GÉNÉRALE CÔTE D'IVOIRE, UN MANAGEMENT À SUIVRE.
- REHOBOTH EBENEZER

- 12 déc. 2023
- 2 min de lecture
Société Générale Côte d'Ivoire a été pour la sixième année consécutive désignée meilleure banque et meilleure banque d'investissement en Côte d'Ivoire.
Une domination écrasante qui reflète l'état du secteur bancaire ivoirien, marqué par une rareté d'innovation, et un mauvais management.
Filiale ivoirienne du groupe financier international Société Générale, Société Générale Côte d'Ivoire présente un management exemplaire dans un environnement dont l'innovation est rare comme les menstrues d'une femme à la ménopause. Depuis quelque temps, j'ai enquêté sur certains clients de société générale Côte d'Ivoire et aussi observé leurs produits et services. Un point m'a marqué : la planification.
En effet, c'est une banque qui concentre toute son attention sur ses produits et les gens. Contrairement aux autres banques qui s'en remettent à trop d'analyses formulées, et des instruments qui sont censés éliminer les risques, mais qui hélas éliminent aussi l'action.
Pour certaines banques ivoiriennes, la planification est utilisée comme un élément primordial du processus de prise de décision, pourtant société générale Côte d'Ivoire l'utilise comme un moyen de repéré le changement.
En tant que régime, en tant que discipline pour un groupe, la planification est très valable pourvu qu'elle ne vous enchaîne pas.
Je ne dis pas que les banques ivoiriennes ne doivent pas planifier. Elles doivent bien et bel planifier. Le problème est que la planification devient une fin en soi.
Au lieu de l'utiliser comme un moyen pour accroître l'esprit, le plan est devenu, pour de nombreuses banques ivoiriennes, la vérité, et les données qui ne correspondent pas au plan préétabli sont dénigrées ou allègrement ignorées. Le jeu remplace l'action pragmatique.
Aujourd'hui, la rationalité conventionnelle anime largement le monde des affaires. Mais il faut que nous comprenions qu'elle n'explique pas ce qui fait marcher les meilleures entreprises. Pourquoi ?
Premièrement, la composante numérative et analytique présente un parti pris conservateur. La réduction des coûts devient la priorité, tandis que l'augmentation des revenus est reléguée au dernier plan.
Ensuite, l'approche exclusivement analytique poussée à l'extrême mène à une philosophie abstraite et inhumaine.
Aussi, la rationalité qui court aujourd'hui n'attache aucune valeur à l'expérimentation et déteste les erreurs.
Enfin, peu de place est laissée à la compétition interne dans le monde rationaliste.
Comme le disait AYMERIC VILLEBRUN directeur général SGCI : "Nous réinventons en permanence notre métier afin de répondre aux besoins en constante évolution de nos clients...", la planification est pour SGCI une force dans l'innovation.




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