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QUE FONT-ILS AVEC LES IMPÔTS ?

  • Photo du rédacteur: REHOBOTH EBENEZER
    REHOBOTH EBENEZER
  • 5 nov. 2024
  • 3 min de lecture

Il y a longtemps, on pensait qu'un gouvernement devait lever des fonds uniquement par l'impôt, et ce pour de très bonnes raisons. L'impôt consistait en un simple transfert de fonds des citoyens au gouvernement pour les services rendus. L'emprunt public consistait en un prêt portant intérêt avec des conditions de remboursement spécifiques. Lorsque le billet arrivait à échéance, non seulement le montant emprunté initialement, mais aussi les intérêts courus, le prix de l'emprunt, devaient être remis au prêteur. Pourquoi supporter le coût supplémentaire inhérent à l'emprunt alors que le gouvernement pourrait l'éviter grâce à un transfert fiscal initial !


Voilà la découverte d’une erreur majeure dans le domaine des finances publiques, qui a causé des siècles de misère, de pauvreté et de tyrannie. Le paradoxe, c’est que nous connaissons tous cette erreur de diverses manières, mais nous refusons inexplicablement d’intégrer cette information dans notre raisonnement sur ce sujet si important. Je ne comprends pas pourquoi les savants et les lettrés de la finance et de l’économie laissent persister cette prémisse fondamentale et douteuse, acceptée passivement depuis des millénaires.


Une douleur modérée maintenant ou une douleur plus forte plus tard que voulez vous ?

Supposons que le gouvernement ivoirien prélève 4 000 milliards de dollars d’impôts sur les citoyens de sa juridiction. Il dépense ensuite 5 000 milliards de dollars. Lorsqu’on leur demande quel est le déficit, la plupart répondent invariablement 1 000 milliards de dollars. Lorsqu’on leur demande ensuite : « À combien s’élève la contribution du gouvernement à ses dépenses ? », l’hésitation surgit et la partie amusante commence.


Selon la réponse que l’on donne, ses opinions, récentes ou anciennes, sur les finances publiques, sur les déficits, sur la fiscalité et l’emprunt, pourraient prendre un virage à 180 degrés.

En faveur d’un virage à 180 degrés, je soutiens qu’il est évident que le gouvernement ne contribue en rien à ses dépenses ; que les fonds taxés proviennent des finances et des actifs des contribuables ; que le gouvernement doit toujours se tourner vers eux pour trouver les moyens de garantir ses dépenses publiques.

Qu'il s'agisse des coûts des projets, des aides, du remboursement de la dette publique ou des intérêts dus, le gouvernement impose invariablement ses factures aux citoyens résidents qui doivent s'installer. S'il s'agissait de l'argent du gouvernement, il serait inutile que les citoyens élisent et envoient leurs représentants politiques aux organes législatifs du gouvernement pour contrôler et gérer la collecte et la dépense de ces fonds.


Comment peut-on alors considérer que les fonds prélevés sur les impôts sont des fonds publics alors que l'État n'a ni argent ni ressources ? C'est impossible. Le déficit de l'État doit donc toujours correspondre à la totalité de ses dépenses et non pas seulement au montant relativement moindre dépensé en sus des recettes fiscales.

Le gouvernement ne finance pas le gouvernement, le déficit représente l'ensemble des dépenses publiques et non pas seulement une partie. En réalité, le gouvernement ne se préoccupe pas de savoir comment il collecte les fonds nécessaires ni de qui, si les fonds proviennent de l'impôt ou de l'emprunt, que ce soit auprès des citoyens ou de l'étranger. Tout ce qui compte, c'est que le compte bancaire du gouvernement soit régulièrement réapprovisionné.


Mais cela importe certainement à ceux qui fournissent les fonds, et le fardeau des dépenses ou des dettes publiques doit peser sur les actifs, les biens et les revenus des contribuables ou des citoyens résidents. La question qui se pose alors est de savoir si le gouvernement doit prélever des impôts sur cette agglomération d’actifs ou emprunter sur elle. L’analyse, une simple addition des coûts de l’impôt et de ses avantages, peut donner des résultats étonnants. Si les avantages de l’impôt dépassent ses coûts, alors l’État doit conserver l’impôt. En revanche, si les coûts de l’impôt dépassent les avantages des économies d’intérêts sur la dette publique, l’État doit emprunter.



 
 
 

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