NCI 360, UNE ÉMISSION QUI RÉVÈLE DES CARACTÈRES CACHÉS DE LA SOCIÉTÉ IVOIRIENNE.
- REHOBOTH EBENEZER

- 12 août 2024
- 3 min de lecture
Cette émission NCI 360 est très révélatrice sur la société ivoirienne. Il faut observer, écouter avec beaucoup de discernement ce qui se passe sur le plateau pour voir à quel point la société ivoirienne perd ses repères.
Premièrement, elle montre que les bonnes manières peuvent être ignorées quand nous avons de grands diplômes. Et c'est la triste réalité que nous vivons en Côte d'Ivoire. Je répète, les bonnes manières sont importantes. En effet, elles sont la colle qui lie la société et lui permet de fonctionner de manière harmonieuse, ordonnée et conciliante. Les bonnes manières sont basées sur le respect des autres, et ce respect est bien sûr l’essence même de la Règle d’or. Les bonnes manières ont une nature transcendantale en ce sens qu’elles créent un système que l’on ne peut ni voir ni toucher, mais qui n’en crée pas moins un ordre social bienveillant.
Quand un quelqu'un comme Arthur Banga dit : "Je vais m'adresser à ces deux-là ", parlant du Prof Dominique Traoré et Steve beko", en plein direct, quelles leçons donnez-vous à la jeunesse et surtout aux jeunes diplômés dans leurs rapports avec leurs aînés. Je suis aussi professeur et je vous assure qu'il n'y a pas plus douloureux de voir des petits que vous avez enseignés vous manque de respect.
La toute première initiative, avant toute proposition de politique gouvernementale, serait de lancer une campagne pour rétablir la civilité et les bonnes manières.
Ensuite, cette émission justifie que la Côte d'Ivoire a atteint la singularité de l'État. La singularité de l’État est le collectivisme ultime. Cela ressemble au fascisme et au communisme à l’ancienne, mais ce n’est ni l’un ni l’autre. Les États fascistes mettent en œuvre une idée, souvent nationaliste (La patrie de la race supérieure) et recrutent des acteurs privés, en particulier des entreprises, pour cette cause. Les régimes communistes défendent la classe ouvrière et interdisent la propriété privée (les travailleurs du monde s’unissent).
La singularité, en revanche, n’est pas motivée par une idée autre que la singularité elle-même. Pour justifier sa propre hégémonie, l’État défend diverses autres causes.
À la singularité, toutes les solutions à tous les problèmes appartiennent au gouvernement sous ses diverses formes. Plus, jamais moins, des programmes, des règles, des initiatives et des structures sont la réponse. Comme les trous noirs, les singularités d’État absorbent et écrasent tout le reste.
Enfin, elle révèle le paysage dangereux des élections présidentielles 2025. Nous sommes témoins d’un système social qui pour reprendre un terme issu de la théorie des systèmes dynamiques complexes, se dirige vers une catastrophe. Et l’essence du point de basculement vers lequel nous nous approchons est la suivante : le modèle de propagande commence à échouer. Ce à quoi nous assistons n’est rien de moins que l’échec d'appareils de propagande. Et à ce stade, nous constatons également un fait que les gens absorbés par la pensée conspirationniste font : ils surestiment l’ennemi perçu non seulement comme trop mauvais, mais aussi (beaucoup) trop puissant. De cette façon, on ne peut que se sentir plus petit et ressentir de plus en plus d’impuissance, de colère et de haine, exactement les sentiments qui se révéleront mortels dans les années à venir.
Disparition de bonnes manières, singularité de l'État, propagande dangereuse, tous sont servis dans ce plateau télévisé. À mon avis, je préfère que vous laissez le goat ATHUR BANGA joue seul dans cette émission. Il ne faut pas participer à la destruction de la société ivoirienne.




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