LES ABEILLES ET LES MOUCHES.
- REHOBOTH EBENEZER

- 8 oct. 2024
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Il y a des différences dans le degré dont les moyens dépendent des fins, les actions sont contrôlées par les intentions, les solutions sont guidées par le mimétisme, la rétro-inforlation oriente la recherche, les premiers mouvements déterminent ceux qui suivent, l'expérience passée commande l'activité présente, la logique domine l'exploration, et le degré selon lequel la sagesse et l'intelligence influent sur la façon de faire face.
Si vous mettez six abeilles et six mouches dans une bouteille que vous couchez cul vers la fenêtre, vous verrez que les abeilles ne cesseront pas de chercher à découvrir une issue à travers le verre jusqu'à ce qu'elles meurent d'épuisement ou de faim, alors que les mouches, en moins de deux minutes, seront sorties par le goulot de l'autre côté.
C'est l'amour de la lumière des abeilles et leur intelligence qui causent leur perte dans cette expérience. Elles s'imaginent apparemment que la sortie d'une prison doit se trouver là où la lumière est la plus vive, et elles agissent en conséquence et s'obstinent dans cette action trop logique. Pour elles, le verre est un mystère surnaturel qu'elles n'ont jamais rencontré dans la nature, elles n'ont aucune expérience de cette atmosphère soudain impénétrable, et plus leur intelligence est développé, plus cet obstacle paraîtra inadmissible et incompréhensible.
Tandis que ces têtes de linotte de mouches indifférentes à la logique comme à l'énigme du verre, ignorant l'appel de la lumière, volent frénétiquement dans tous les sens et rencontrent là la bonne fortune, qui sourit souvent aux simples qui trouvent leur salut là où les sages périssent et finissent par découvrir l'ouverture qui leur rend leur liberté.
Ainsi, l' expérimentation, la persévérance, les essais et erreurs, les risques, l'improvisation, les détours, la confusion, la rigidité et le hasard, sont des éléments qui entrent tous en jeu pour faire face au changement. Les liens souples fournissent à certaines captives les moyens de surmonter un changement fondamental dans leur environnement.
Chaque mouche vole, vaguement liée à sa voisine et à son propre passé, et fait de nombreuses adaptations idiosyncrasiques qui finalement, résolvent le problème d'évasion. La souplesse est un atout en l'occurrence. Toutefois, il n'est pas évident de savoir dans quel mesure et à quel moment celle-ci contribue à un changement réussi, et comment l'action doit être modifiée pour faire face à la réalité de cette souplesse.
Personne n'est tenu de faire, ce qu'il est incapable de concevoir.




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