LA FESCI NE TUE PAS L'ÉCOLE, LES GOUVERNEMENTS TUENT L'ÉCOLE.
- REHOBOTH EBENEZER

- 7 oct. 2024
- 2 min de lecture
À une époque avant mon entrée dans l'entrepreneuriat, j'étais consterné par toutes les violences armées dans nos universités et nos écoles. Surtout, l'utilisation de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (FESCI) comme instrument politique. Je pensais donc que la fin de ce mouvement est une bonne idée.
Mais mon entrée dans le monde entrepreneurial m'a permis d'avoir une vue large et profonde des gouvernements. Oui, on peut toujours argumenter que s'il n'y a pas de FESCI, l'école ivoirienne et notre société se porteront mieux. Et que la FESCI est une base arrière de toute déstabilisation du pouvoir en place. Pour moi, c'est un argument très faible.
J'ai connu de nombreux membres de la FESCI et je dois dire qu'en tant que groupe, ils sont les personnes les plus responsables que j'ai connues. Les personnes qui utilisent la FESCI pour détruire l'école ivoirienne sont généralement mentalement dérangées et ont besoin d'intervention psychologique.
Soit, nous tendons la main et trouvons les moyens pour aider ces personnes, soit nous interdisons la présence d'un syndicat dans tous les domaines de notre société. Selon vous, quelle direction devrions-nous prendre ?
Cela équivaut à retirer toutes les voitures du territoire ivoirien pour que les gens ivres n'y aient pas accès pour tuer et endeuiller des familles.
Les gens me diront : « M. KOBINA, les voitures ont une valeur utile et les syndicats non. » Il ne s'agit pas de retirer les syndicats, mais de retirer le droit d'en posséder. Tant que nous n'aurons pas éliminé toute la corruption gouvernementale, toute la criminalité des bureaucrates, toutes les pathologies mentales violentes et créé une société utopique et entièrement sûre, , les syndicats, leur possession auront leur utilité.
Lorsque cette société utopique idyllique verra le jour, nous en discuterons. Mais je ne retiendrai pas mon souffle. La position autoritaire semble être que la FESCI est à l’origine d’une grande partie des maux de l'école et de la société ivoirienne.
Il vaut mieux s’occuper du fou en premier et ne pas jeter à la poubelle le syndicat simplement parce qu’on pense qu’il ou elle (le fou) l'utilisera.
Ce que nous voyons se passer avec la FESCI n'est pas dans notre intérêt. Loin de là, la lutte contre la FESCI n'est pas une lutte contre les maux qui minent l'école et la société ivoirienne comme ils veulent nous faire croire. La lutte menée par le gouvernement est de supprimer tout syndicat qu'il considère comme gênant pour agrandir son influence et faciliter plus de contrôle.




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