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L'EUROPE EN 2026 ÇA SENT LA CRISE

  • Photo du rédacteur: REHOBOTH EBENEZER
    REHOBOTH EBENEZER
  • 17 déc. 2025
  • 3 min de lecture

J'ai étudié la Seconde Guerre mondiale en profondeur depuis le lycée. Aujourd'hui encore, j'ai du mal à saisir pleinement l'ampleur des souffrances qui ont ravagé l'Europe. Je me suis peu intéressé à la Première Guerre mondiale, car il s'agissait essentiellement d'une guerre d'usure, menée pour des avancées relativement modestes, où tous ont perdu, à l'exception des banquiers britanniques.


Face à tant de morts et de destructions sur le sol européen, il me paraît inconcevable que l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni veuillent une fois de plus emprunter cette voie. Tous trois se préparent à la guerre contre la Russie, alors même que leurs populations expriment une réticence à prendre les armes. Les économies des trois pays connaissent un déclin plus ou moins marqué. Le Royaume-Uni est en déclin depuis 1946, date à laquelle son empire a commencé à se démanteler progressivement. Aujourd'hui, son économie repose essentiellement sur les services financiers et quelques industries de pointe. Sa gloire passée s'était construite sur l'extraction des ressources de son vaste empire, sans laquelle le Britannique moyen s'appauvrit peu à peu.


La France a conservé son empire bien plus longtemps que la Grande-Bretagne, maintenant son influence dans la région du Sahel africain (Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) jusqu'en 2022. Sans lui, elle a perdu son accès aux minéraux bon marché, base de sa richesse. L'Allemagne a perdu sa puissance industrielle le jour où les chars de Poutine ont envahi l'Ukraine, entraînant une flambée des prix du gaz naturel et du pétrole. Les entreprises allemandes ne peuvent plus rivaliser avec les pays bénéficiant de coûts de production inférieurs. C'est d'autant plus vrai que l'Allemagne a fermé ses centrales nucléaires pour lutter contre le changement climatique. De fait, ses dirigeants ont commis un suicide économique national : l'Allemagne n'est plus compétitive.


Les dirigeants politiques de ces trois nations sont en grande difficulté auprès de l'électorat. Keir Starmer, au Royaume-Uni, est l'un des Premiers ministres les moins populaires à avoir jamais occupé le 10 Downing Street. Son parti travailliste est à une élection près de perdre le pouvoir. Les Tories, le parti dit conservateur britannique, se sont déjà effondrés dans les sondages. Ensemble, ils incarnent plus d'un siècle de politiques inefficaces et sont sur le point d'être remplacés par des partis politiques relativement nouveaux.


À l'instar de Starmer, Emmanuelle Macron, Premier ministre français, est extrêmement impopulaire après huit années de politiques d'immigration désastreuses et de tentatives de restriction des services sociaux, pourtant si spécifiques à la France. Les Français sont depuis longtemps attachés à un système où les impôts représentent 45 % du PIB, ce qui permet de maintenir des services sociaux importants retraites, santé, allocations familiales et chômage à 30 % du PIB. C'est un système typiquement français, et c'est ce que les Français souhaitent. L'erreur de Macron a été d'autoriser une immigration sans restriction en France, où ces immigrés perçoivent des aides sociales 2,5 fois supérieures à celles des Français de souche. Désormais, ils ne peuvent plus se permettre de maintenir ce pacte social avec le peuple français, ce qui a engendré la formation de trois puissants courants politiques : la gauche, le centre et la droite. La gauche et la droite souhaitent préserver le modèle économique français traditionnel, tandis que le parti de Macron, au centre, veut abolir ce pacte social.


Friedrich Merz est devenu chancelier après sa victoire aux élections de 2024, promettant de ne pas augmenter les dépenses militaires et publiques. Dès son élection, mais avant même sa prise de fonctions, il a fait adopter par l'ancien Parlement allemand une loi autorisant une hausse drastique des dépenses militaires. Aujourd'hui, il est extrêmement impopulaire, ayant perdu la confiance de ses électeurs.


Ces trois imbéciles, qui représentent les trois plus grandes économies d'Europe, sont tellement avides de pouvoir qu'ils sont prêts à entrer en guerre contre la Russie, une puissance nucléaire. Le fait que le Royaume-Uni et la France veuillent envoyer des troupes au sol en Ukraine en dit long sur les perspectives économiques de ces deux pays .

Personne de sensé ne souhaite la mobilisation de l'Allemagne pour la guerre, mais le désespoir pousse parfois à des actes dangereux. La France affiche un déficit budgétaire de 5,8 % de son PIB, tandis que celui du Royaume-Uni s'élève à 5,2 %. L'Allemagne voit ses géants industriels, tels que Siemens, Bosch et Volkswagen, réduire leurs activités nationales pour privilégier les coûts à l'étranger. Ces trois pays sont au bord de la récession.


La population des trois pays est en colère, ce qui explique pourquoi Starmer et Macron ne resteront pas longtemps au pouvoir. Un net ralentissement des trois économies en 2026, conjugué à des pertes bancaires massives, constitue un cygne noir qui plane, invisible à l'œil nu.

 
 
 

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