FINANCEMENT DES STARTUPS EN AFRIQUE QUELLES SOLUTIONS ?
- REHOBOTH EBENEZER

- 13 nov. 2023
- 3 min de lecture
Lors de l'événement Africain Investment Forum, Mohamed el-Kettani,
DG d'Attijariwafa bank a affirmé ceci :
"En Afrique, les banques commerciales qui collectent l'épargne ne peuvent pas financer les startups. C'est une prise de risques qu'elles ne peuvent pas se permettre. Même aux États-Unis, ce ne sont pas les banques commerciales qui financent les startups, mais les fonds d'investissement."
Cette affirmation a été partagée à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux et aussi faire l'objet de débat. Dans cet article, je détaillerai plis son point de vue et j'essaierai de proposer des solutions au financement des startups.
Selon Wikipédia, une startup est une entreprise ou un projet entrepris par un entrepreneur pour rechercher, développer, et valider un modèle économique évolutif. Pour ceux qui comprennent mieux la gestion de projet, une startup est un projet de recherche et développement du point de vue d'un investisseur.
Le projet de recherche et développement comprend une phase de recherche dont la durée et le résultat sont mal connus à priori. En cas de succès, il débouche sur un projet. Or la notion de durée est essentielle à un investissement. Cette notion ressort de l'étalement dans le temps des investissements et des résultats espérés. Investir dans une startup est un investissement à profil temporel long, donc risqué, car il table sur des résultats lointains tributaires de l'évolution à long terme du contexte.
Aussi, le taux d'échec des startups est très élevé. Selon un article américain, 90% des startups finissent par échouer. Et cela s'explique par un manque d'intérêt des consommateurs pour le produit ou service, problème de financement ou trésorier, concurrence des entreprises concurrentes, et problèmes de prix de produits ou prestations.
À mon avis, le manque d'intérêt des consommateurs pour le produit ou service représente le véritable problème. Car de nombreuses startups ne mettent pas en places de véritables innovations. Si vous venez nous présenter un produit qui répond à un besoin, assurez-vous d'apporter un surplus pour vous démarquer des produits existants.
Le plus souvent, les startups qui réussissent sont celles qui innovent fortement pour se démarquer des produits existants. Or, les investissements qui incorporent de nouvelles technologies ou qui touchent de nouveaux marchés sont risqués, car ils conduisent à sortir du cadre habituel. Et le risque varie selon le degré d'innovation.
En réalité, investir dans une startup est un investissement risqué à cause du caractère innovant et surtout du profil temporel long. Cela ne se présente pas comme une bonne affaire pour les banques commerciales qui collectent l'épargne.
Les banques commerciales qui collectent l'épargne courent le risque de transformation en finançant les startups. La transformation consiste à utiliser des ressources collectées à court terme dans des emplois à moyen et long terme. Et comme je viens de présenter ci-dessus, financer une startup est un investissement à profil temporel long. Elles collectent les ressources à court terme, donc doivent les utiliser à court terme. Le financement des startups est une tache des banques d'affaires. Mais le problème, ces banques d'affaires n'ont pas la capacité suffisante pour le faire faire parce qu'elles drainent seulement l'épargne à plus de deux ans.
Les fonds d'investissements apparaissent donc comme une solution pour le financement des startups. Malheureusement, l'Afrique manque d'une croissance du marché des fonds de capital investissements. Il faut accélérer le développement des marchés financiers pour activer la transformation de l'économie africaine. Il peut arriver que les lois de contre surveillance et de lutte contre le blanchiment d'argent adoptée pour combattre le financement du terrorisme aphyxient le developpemet ds fonds d'investissemnt et entravent la progression du continent




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