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FAUT-IL S'INQUIETER DE LA SITUATION ECONOMIQUE DU PAYS ?

  • Photo du rédacteur: REHOBOTH EBENEZER
    REHOBOTH EBENEZER
  • 23 nov. 2023
  • 2 min de lecture

Nous apprenons récemment que la Banque mondiale a consacré 4390.35 milliards FCFA, au financement de l'ensemble des programmes dédiés à la Côte d'Ivoire. Cette information émanant de la directrice des opérations de la banque dans ce pays, Marie-chantal uwanyiligira, doit interpeller les acteurs économiques du pays.


Bien qu'en 2020, la Côte d'Ivoire est l'un des rares pays africains à éviter la récession, les mesures mises en places par le gouvernement pour protéger la population de l'inflation, et les investissements dans les infrastructures ont créé des déséquilibres publics et extérieurs qui risquent de fragiliser longtemps l'activité économique du pays.


En 2022, la balance commerciale ivoirienne est devenue déficitaire, et il sera difficile de rééquilibrer les comptes extérieurs tant que les investissements publics massifs en infrastructures se poursuivent. Avec une hausse d'endettement très prononcée du pays (de 38% du PIB en 2019, la dette du gouvernement est passée à 56.7% du PIB en 2022) les intérêts sur la dette sont maintenant immenses qu'ils peuvent consommer 25% à 35%  de tous les impôts sur le revenu des particuliers. Et si le gouvernement ivoirien continue sur sa trajectoire, nous serons dans une situation où la totalité des impôts sur le revenu soit nécessaire pour financer la dette. 


Par exemple, la dette mondiale a atteint  300 billions de dollars pour la première fois de l'histoire. Elle représente, 349% du PIB mondial. Si on doit repartir cette dette à travers la population mondiale, chaque homme, femme et enfant, devrait plus de 36000 dollars.

Imaginons que la dette du gouvernement ivoirien passe de 56,7 % du PIB en 2022 à 100% du PIB en 2025. Si on doit repartir cette dette entre Ivoiriens, ça sera très chaotique. 


Quand l'état empoche une nouvelle dette, les dépenses sont faites par des politiciens qui ne seront pas tenus responsables des décisions de mauvais investissement et de dépenses imprudentes. De plus, le coût sera toujours payé par les contribuables et les entreprises. 

Nos dirigeants pensent que les dépenses publiques sont le moteur de la croissance économique et aident le secteur privé à se redresser, tandis que les déficits et la dette ne font que créer des réserves pour le secteur privé, car une unité de dette est une unité d'épargne. Les dépenses publiques consomment du capital. Il ne le crée pas. L'augmentation constante des dépenses publiques n'augmente pas le choix, la liberté et la prospérité économique, c'est une lente nationalisation de l'économie.


Oui, il faut s'inquiéter de la situation économique du pays. Cette situation a conduit le gouvernement a orienter  pour l’année 2024, la politique budgétaire  vers : 

- l’intensification des efforts de mobilisation des recettes intérieures

- la gestion efficiente des charges de fonctionnement de l’État

- et la maîtrise de l’endettement public,

en vue de soutenir davantage la transformation structurelle de l’économie et la couverture des besoins sociaux et sécuritaires.


Espérons que l'état ivoirien sera à fond dans cette politique budgétaire. 



 
 
 

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