ELECTION 2025, COMMENT LA DESTRUCTION IMMÉDIATE DE L'ÉTAT ADMINISTRATIF PEUT RENDRE LE PRÉSIDENT SORTANT ÉLIGIBLE. PARTIE 1
- REHOBOTH EBENEZER

- 8 déc. 2024
- 2 min de lecture

La Côte d'Ivoire rentre dans une année électorale, et chaque parti politique se range en ordre de bataille. Certains observateurs voient un quatrième mandat du président alassane ouattara comme un danger pour la Côte d'Ivoire. D'autres sont pour sa candidature en raison de vastes projets d'infrastructures mise en place sous ses différents mandats et son travail archanee. A mon avis, une destruction de l'etat administratif ivoirienne peut rendre credible une candidature d'alassane ouattara. Dans cet article j'expliquerai cette affirmation. L'idée n'est pas de dénigrer le président sortant, ni de justifier sa candidature pour un quatrième mandat. Nous voulons une côte d'ivoire forte avec une croissance économique équilibrée.
Qu’est-ce que l’État administratif ?
L’État administratif est cette part de pouvoir politique qui comble en catimini le vide laissé par l’incapacité du pouvoir législatif à s’acquitter de ses obligations.
Deux choses sont essentielle:
-L'une d'entre elles est le déplacement de la souveraineté. Ce n'est plus le peuple qui est souverain, mais la bureaucratie.
-Le deuxième élément critique est la nature secrète de l’entreprise.
On ne le connaît que par ses actes.
On ne peut pas le rechercher dans les lois, et encore moins dans la Constitution. En effet, le fait même de l’État administratif viole un certain nombre de normes constitutionnelles, notamment le fait qu’il constitue une sorte de « quatrième branche » du gouvernement alors que la Constitution n’en prévoit que trois.
Nous votons toujours. Nous avons toujours un parlement bicaméral. Mais derrière ces formes de gouvernement libre, les activités essentiellement antidémocratiques d’un régime de plus en plus arbitraire et irresponsable poursuivent un programme expansionniste qui menace la liberté de la manière la plus globale, en contournant la loi.
La nature obscure de l’État administratif contribue à expliquer pourquoi il est si hostile à la liberté d’expression et, par là même, pourquoi il a tendance à être réceptif au déploiement de la censure et du pouvoir policier pour parvenir à ses fins et contrecarrer celles de ses détracteurs. C’est pourquoi l’essor de l’État administratif va de pair avec la perte de confiance du public dans les institutions qui guident la société. On parle sans cesse de « démocratie » et de « notre démocratie ». Les équipes d’intervention spéciale, les abus de pouvoir des procureurs et la guerre juridique sont dans la rue, à la vue de tous. En résumé : l’ère de l’État administratif est en même temps une époque de déclin de la légitimité des institutions fondamentales de la société civile.
Officiellement, l’État administratif n’est pas censé exister. Le fait que les gens parlent du fait qu’il existe et qu’il poursuit souvent des objectifs contraires à ceux des personnes extérieures à son cercle magique de gardiens signifie que, par définition, la liberté d’enquête constitue une menace pour sa perpétuation. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’État administratif est si hostile à la démocratie. C’est aussi une raison importante pour laquelle il doit être démantelé et renvoyé au cimetière des systèmes rébarbatifs d’obscurcissement politique et de tyrannie bureaucratique.
A suivre...




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