DÉPART DE SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DES PAYS AFRICAINS, CE QU'IL FAUT COMPRENDRE.
- REHOBOTH EBENEZER

- 7 mai 2024
- 3 min de lecture
Depuis quelques mois, nous assistons à une cession des filiales de la société générale en Afrique (Congo, Tchad, Maroc, Burkina Faso, etc.). L'une des grosses banques Européennes, avec plus de 150 ans d'existence, présente dans plus de 65 pays et avec plus de 25000000 de clients, le départ de société générale des pays africains est un événement économique majeur qu'il faut prendre avec beaucoup d'attention.
Après une lecture sérieuse de leur résultat d'activité de banque de détail en Afrique et autres pays pour le premier trimestre de l'année 2024, il ressort une bonne dynamique commerciale dans l'ensemble des régions, une hausse commerciale de +5% des encours de crédits et de dépôts contre le premier trimestre 2023.
Une croissance des revenus de +6% contre le premier trimestre 2023 tirée par une amélioration de +8 % tant de la marge nette d'intérêt que des commissions contre le premier trimestre 2023.
Malgré cela, nous assistons à des cessions des filiales de cette banque en Afrique. Que se passe-t-il réellement ?
Comment laisser ce vaste marché africain à ses concurrents ? Des problèmes de rentabilité ? S'agit-il d'une décision stratégique pour atténuer la crise financière imminente et inévitable ?
Beaucoup de questions, au lieu de rechercher les zones d'ombre, beaucoup de banquiers africains et même la population se réjouissent, car selon eux c'est une véritable opportunité.
Oui, c'est une opportunité, mais avant de tirer profit de cela, il faut mieux voir pour mieux comprendre, mieux comprendre pour mieux agir, sinon cette opportunité ne sera pas profitable pour les pays africains.
Pendant que Poutine vendait toutes les obligations américaines détenues par la Russie un an avant d'attaquer l'Ukraine, certains acheteurs voyaient cela comme une opportunité ; aujourd'hui, nous assistons au regret des détenteurs d'obligations américaines.
Si je dois écrire sur le cas du départ de sociétés générales des pays africains, cela me ferait un livre. Mais je préfère juste attirer votre attention sur certains éléments.
Où allons-nous ? Et qu'allons-nous faire ? Voilà deux questions qu'il faut se poser pour comprendre le départ de la société générale des pays africains et en tirer profit.
En réalité, le mouvement de désengagement des banques françaises en Afrique a commencé après la crise financière de 2008. Face aux grosses pertes et au renforcement drastique des normes prudentielles qui ont suivi dès 2010, les établissements européens ont dû revoir leurs stratégies.
Dans un monde marqué par des tensions géopolitiques extrêmes, une dédollarisation, une dette insoutenable, une crise financière inévitable, il n'est plus suffisant qu'une banque s'adapte, elle doit survivre dans un tissu de forces vivantes animés en permanence, lequel est susceptible de rendre désuets non seulement les produits, mais la fonction qu'ils remplissent.
À mesure que l'œuvre du temps devient ainsi un changement plus radical et permanent, la banque retrouve sa fonction sous un nouvel aspect. Que voient réellement les banques africaines ? L'avenir ne vient pas d'ailleurs, c'est là où l'action stratégique d'aujourd'hui s'intègre dans l'action opérationnelle de demain.
Où allons-nous ?
Regarder un atome le change, regarder un homme le transforme, regarder l'avenir le bouleverse.
Société Générale a repéré des facteurs futurs susceptibles d'influencer très négativement leur présence en Afrique. En tant qu'Analyste, après avoir mieux observé pour mieux comprendre le départ de société générale des pays africains, je peux dire que ce n'est pas le moment de se réjouir pour les banques africaines, C'est le moment de se mettre au travail, car le système bancaire international se dirige tout droit dans l'abîme.




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