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CÔTE D'IVOIRE, IL FAUT EVITER LE PIRE

  • Photo du rédacteur: REHOBOTH EBENEZER
    REHOBOTH EBENEZER
  • 10 mai 2025
  • 3 min de lecture

La Grande-Bretagne a commencé à arrêter des personnes pour avoir tweeté des choses non autorisées, et la France a décidé d'arrêter son principal opposant politique. Ce qui s'est passé avec Tidjane thiam et Laurent gbagbo concernant la liste electorale n'a rien de suprenant.


Le problème, c'est que nous avons une classe dirigeante de la génération des baby-boomers qui cherche désespérément à s'accrocher au pouvoir et est prête à tout pour le conserver. N'importe quoi. C'est une question de vie ou de mort, et ils sont prêts à tuer pour conserver leur pouvoir. À mesure qu'ils continueront de perdre, ce qu'ils ne manqueront pas de perdre, rien de tout cela n'arrive parce qu'ils sont intrinsèquement forts ou compétents, ils iront toujours plus loin. Plus d'oppression. Plus de tyrannie. Plus de massacres. Tout cela en vaut la peine pour eux. Leur pouvoir est tout ce qui compte.


Ça ne va pas bien se passer. L'histoire nous enseigne ce qui arrive quand on étouffe la voix de ceux qui expriment des griefs légitimes, et oh là là, les griefs des gens sont-ils vraiment légitimes ? Désorganisation économique. Anarcho-tyrannie. Une invasion autorisée par des barbares du tiers-monde qui volent, violent et assassinent nos citoyens. Les gens ordinaires ont des griefs légitimes, et ils seront entendus. Tout dépend du son qu'ils émettent : des voix ou des explosions.


On a observé des frasques similaires au Brésil, en Israël, en Roumanie et ailleurs. Les partis politiques, pourtant bien établis, sont incapables de répondre aux critiques concernant leur incompétence flagrante, leur corruption et leur arrogance, et pourtant ils sont déterminés à s'accrocher au pouvoir à tout prix. La liberté d'expression et les normes démocratiques n'ont aucune importance. La situation est si extrême, le péril si grand, que ces concepts doivent céder. Nous devons protéger la démocratie en la détruisant complètement. Mais bien sûr, ces gens n'ont jamais vraiment cru à la liberté d'expression, à la démocratie ou à quoi que ce soit de ce genre. Ils ne croyaient qu'en leur propre pouvoir. Ils se revêtent des costumes des institutions qu'ils ont envahies, infestées et anéanties. Nous sommes censés les respecter parce qu'elles étaient autrefois respectables, mais le problème pour l'establishment, le défi insurmontable auquel il est confronté, c'est que nous, les gens ordinaires, ne sommes ni aveugles ni stupides. Nous comprenons ce qui se passe, surtout maintenant que le monopole médiatique du régime a été brisé.


Cela ne peut pas durer éternellement. Ce statu quo est intenable. Notre élite a échoué. La classe dirigeante est nulle, et tout le monde le sait.

Alors, comment cela va-t-il se passer ? Soit les baby-boomers Ivoiriens vont abandonner le pouvoir comme le ferait une génération normale, soit ils vont se le voir retirer. Ce qui n'arrivera pas, c'est que les gens ordinaires du pays hausseront les épaules et se soumettront au servage. La bonne chose à faire serait le sacrifice personnel et la retraite volontaire, mais bien sûr, quand a-t-on jamais vu les baby-boomers faire quoi que ce soit qui profite à quelqu'un d'autre qu'eux-mêmes ?


Théoriquement, il est possible d'éviter le chaos et les convulsions, mais chaque jour, il semble de moins en moins probable que nous y parvenions. Nous sommes confrontés à des personnes avides, stupides et narcissiques dont le manque de jugement nous a conduits là où nous sommes et qui, par leur manque de jugement, nous feront basculer.


La grande question est de savoir où l'incendie va se déclencher. Ce qui ne peut pas durer ne durera pas, et cela ne durera pas.

 
 
 

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