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COMMENT NOS DIRIGEANTS SE PRÉPARENT A UN CHOC PÉTROLIER.

  • Photo du rédacteur: REHOBOTH EBENEZER
    REHOBOTH EBENEZER
  • 14 août 2024
  • 2 min de lecture

La Côte d'Ivoire dépend du pétrole brut international à 95% et ne peut échapper à l'augmentation des cours du baril, en cas d'augmentation sur le plan internationnal. Or nous savons tous que la hausse du prix du pétrole et des carburants accentue les difficultés économiques auxquelles est confrontée notre pays. Toute hausse du prix du baril se répercute donc sur le pouvoir d'achat de la population.


Pourtant, nous sommes à un grand pas du plus grand choc pétrolier de l'histoire.

Depuis la révolution de 1979, soit depuis plus de 40 ans, les états Unis cherchent à renverser le gouvernement iranien. Mais le contrôle de l’Iran sur le détroit d’Ormuz a toujours constitué un obstacle majeur aux ambitions de changement de régime et aux projets d’invasion des États-Unis.


C'est quoi le détroit d'ormuz ? Il s’agit du corridor énergétique le plus important au monde et il n’existe aucune autre voie alternative.

Cinq des dix premiers pays producteurs de pétrole au monde (Arabie saoudite, Iran, Irak, Émirats arabes unis et Koweït) sont riverains du golfe Persique, tout comme le Qatar, premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL). Le détroit d'Ormuz est leur seule voie maritime vers l'océan et les marchés mondiaux.

Plus de 40 % des exportations mondiales de pétrole (environ 21 millions de barils) transitent quotidiennement par le détroit.

Cela représente plus de 1,5 milliard de dollars de pétrole chaque jour.

Et cela sans compter l’immense quantité de GNL, environ 33 % des exportations quotidiennes mondiales de GNLet d’autres marchandises transitant par le détroit.


Si quelqu’un venait à perturber le détroit, cela provoquerait un chaos économique mondial immédiat et les prix de l’énergie monteraient en flèche.

Grâce à sa géographie dominante et à son expertise en matière de guerre non conventionnelle et asymétrique, l’Iran peut fermer le détroit, et personne ne peut y faire grand-chose.

C’est l’atout géopolitique de l’Iran.


Si l’Iran devait fermer le détroit d’Ormuz, cela priverait le marché mondial de 21 millions de barils de pétrole. Aujourd’hui, la production mondiale de pétrole est d’environ 94 millions de barils par jour, ce qui signifie qu’environ 22 % des réserves mondiales de pétrole pourraient disparaître.

Nos dirigeants ne se rendent pas compte à quel point nous sommes proches d’une guerre avec l’Iran et de ses implications. L’Iran a clairement indiqué qu’il fermerait le détroit si Israël ou les États-Unis l’attaquaient.

En d’autres termes, l’Iran tient un couteau sous la gorge de l’économie mondiale.


Quelles sont les dispositions prises par nos dirigeants pour faire face à un tel scénario ?



 
 
 

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