CACAO, LA HAUSSE EST TRÈS SOLIDE
- REHOBOTH EBENEZER

- 19 mai 2025
- 3 min de lecture

En décembre 2024, lorsque j'ai prédit que les prix du cacao sur le marché mondial allaient atteindre les 20.000 dollars la tonne, certains analystes estimaient que cela n'était pas possible, car la hausse des prix du cacao ne fera qu’accélérer la destruction de la demande parmi les consommateurs. Ce fut également le cas des prix de l'or. En 2018, j'avais prédit que les prix de l'or allaient atteindre les 3 000 dollars et 5 000 dollars. Certains analystes estimaient que l'or ne pouvait atteindre ces niveaux en raison d'un dollar beaucoup soutenu par les Américains. Les faits m'ont donné raison.
Après une belle correction, les prix du cacao ont bondi de 18,5 % au cours de la semaine dernière, soit la plus forte hausse hebdomadaire depuis le 15 novembre 2024. Les données de Flood and Drought Monitor ont montré que la sécheresses couvrent encore au moins 33 % du Ghana et de la Côte d’Ivoire, suscitant des craintes quant à la production. Près de 65 pour cent du cacao mondial est récolté dans seulement quatre pays d'Afrique de l'Ouest : la Côte d'Ivoire (38 pour cent), le Ghana (12 pour cent), le Nigeria (7 pour cent) et le Cameroun (7 pour cent). En décembre 2024, j'affirmais ceci : "que La situation désastreuse en Afrique de l'Ouest, où se trouvent les plus grandes plantations de cacao du monde, a poussé les prix des fèves à des niveaux record, les maladies des cultures et les conditions météorologiques défavorables ayant provoqué une crise de l'offre mondiale. Cette hausse a fait grimper les prix de près de 200 % cette année, faisant du cacao l'une des matières premières les plus performantes. Les déficits d'approvisionnement structurels, des consommateurs sous-couverts et des stocks d'entrepôts historiquement bas vont en 2025 propulser le prix du cacao à 20 000 dollars. "
L'évolution haussière des prix du cacao ces dernières semaines continue d'être motivée par les inquiétudes concernant les conditions météorologiques en Afrique de l'Ouest qui pèsent sur la taille et la qualité de la récolte en cours. En effet, les contrats à terme sur le cacao ont bondi de 7,9 % vendredi à New York, atteignant 11 068 dollars la tonne, s'approchant à nouveau des niveaux records, alors que les risques croissants liés à l'offre relancent la hausse des prix. La sécheresse persistante dans les principales régions productrices d'Afrique de l'Ouest, malgré les pluies récentes, continue de peser sur les perspectives de production mondiale, suscitant des inquiétudes quant aux récoltes de mi-saison et de la campagne principale. La dégradation des conditions météorologiques et le ralentissement des arrivées portuaires en Côte d'Ivoire, principal producteur, ont également réintroduit une pression à la hausse sur les prix.
Selon une note de Rabobank, la récolte intermédiaire de la Côte d'Ivoire a été jusqu'à présent de mauvaise qualité en raison du manque de pluie. Cette récolte intermédiaire, la plus petite des deux récoltes annuelles de cacao du pays et commençant généralement en avril, devrait désormais atteindre 400 000 tonnes, soit une baisse d'environ 9 % par rapport aux 440 000 tonnes de l'année dernière.
Sur chaque marché et dans chaque classe d’actifs, le prix est déterminé par l’offre et la demande. Si les données économiques, géopolitiques ou financières peuvent temporairement affecter et modifier l’équilibre entre ceux qui veulent acheter ou vendre, en fin de compte, le prix est uniquement déterminé par les flux d’actifs.
Même si les prix du cacao n'atteignent pas les 20 000 usd cette année je maintiens cette position dans les annnees a venir. Alors quelles seront les conséquences pour l'économie ivoirienne et les planteurs?



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