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ANXIÉTÉ : COMMENT GÉRER LE CERVEAU ?

  • Photo du rédacteur: REHOBOTH EBENEZER
    REHOBOTH EBENEZER
  • 29 janv.
  • 3 min de lecture

"Ne crains rien, car je suis avec toi ; Ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu ; Je te fortifie, je viens à ton secours, Je te soutiens de ma droite triomphante" Ésaïe 41:10.


Si l'on en juge par notre santé mentale collective, force est de constater que beaucoup de personnes souffrent. Selon une étude de Moodle réalisée par Censuswide, environ 284 millions de personnes, soit près de 3,5 % de la population mondiale, souffrent d'un trouble anxieux. Il ne s'agit pas de problèmes distincts ; ce sont les symptômes d'un cerveau bloqué en mode menace perpétuelle, incapable de faire la distinction entre inconfort psychologique et danger physique.

Au cœur de notre réaction de peur se trouve l'amygdale, une structure de la taille d'une amande située profondément dans le cerveau, responsable de la détection des menaces et du déclenchement de réactions émotionnelles rapides. Cependant, il est possible de l'entraîner à se calmer.


Comment quelque chose de la taille d'une amande peut-il causer autant de problèmes ? Parce que son rôle est au cœur même de l'expérience humaine. L'amygdale est la région du cerveau associée au traitement des émotions, et elle scrute constamment les alentours à la recherche de menaces, telle une alarme incendie prête à se déclencher.

En temps normal, le cortex préfrontal, siège de la logique, est aux commandes, assurant les fonctions exécutives et la prise de décision rationnelle. Cependant, lorsque l'amygdale perçoit un danger, elle prend le contrôle total du système. Lorsque ce système de protection devient hypersensible, il peut induire le cerveau en erreur et lui faire percevoir des menaces inexistantes. L'amygdale ne fait pas la différence entre un danger réel et des scénarios imaginaires. Elle peut être activée par des souvenirs, des stimuli sensoriels ou des peurs hypothétiques, comme celle de se tenir près du bord d'un balcon élevé, même sans jamais être tombé.


Le cerveau est capable de se modifier tout au long de la vie, une propriété appelée neuroplasticité. Une étude  montre qu'une méthode efficace pour reprogrammer les circuits de la peur consiste à s'exposer progressivement et de manière contrôlée à des situations anxiogènes. Cependant, la patience est essentielle, car il s'agit d'un processus qui exige de la répétition et dont la maîtrise peut prendre des mois. L'amygdale apprend par l'expérience directe, tandis que le cortex préfrontal apprend par l'interprétation. Lorsqu'une personne s'expose progressivement à une situation anxiogène tout en se sentant en sécurité, l'amygdale commence à comprendre que la situation n'est pas dangereuse et le cortex préfrontal devient plus efficace pour atténuer cette réaction de peur. On parle parfois de "développer son système de régulation de la peur".


Les erreurs fréquentes commises lorsqu'on tente d'affronter ses peurs, notamment le fait de voir trop grand trop vite, d'éviter l'inconfort et d'affronter la peur sans soutien ni structure sont dangereuses. Pour les personnes souffrant d'anxiété sévère ou ayant vécu des traumatismes, il est préférable d'entreprendre ces démarches avec l'aide d'un professionnel de la santé mentale. La résilience n'est pas l'absence de peur. « La peur est un mécanisme d'adaptation essentiel à notre sécurité. La résilience provient du réajustement de notre système de peur afin qu'il réagisse de manière proportionnée. De petits pas réguliers vers les situations redoutées aident les personnes à retrouver confiance en elles, et c'est souvent ce sentiment qui change véritablement des vies. »


Pour lutter contre le stress chronique, mettez en place des habitudes simples et régulières qui signalent la sécurité au système nerveux, notamment :

  • respiration lente et régulière

  • brèves pauses d'ancrage

  • Mouvement conscient

  • Limites de la consommation d'informations et de médias sociaux

  • Se reconnecter aux autres dans la vraie vie

Le contact humain n’est pas seulement réconfortant ; il est aussi biologiquement stabilisant, aidant le cerveau à se rééquilibrer et à se libérer des menaces chroniques.

Bien que la plupart des gens préfèrent éviter ce qui les angoisse, la peur n'est pas notre ennemie. Affronter ce qui nous effraie peut être une occasion de grandir. C'est un signal qui a évolué pour nous protéger, même s'il lui arrive parfois de se tromper dans la vie moderne. Cependant, elle n'a pas à prendre le contrôle de notre corps. Avec une prise de conscience et une pratique régulière, les experts affirment que la peur inutile peut être transformée en une source de résilience plutôt qu'en une menace pour notre bien-être.







 
 
 

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