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AFFAIRE SODEXAM, EFFONDREMENT DE LA SOCIÉTÉ IVOIRIENNE.

  • Photo du rédacteur: REHOBOTH EBENEZER
    REHOBOTH EBENEZER
  • 9 oct. 2024
  • 3 min de lecture

Encore une nouvelle histoire de détournement dans le pays de l'hospitalité. Il s'agit de la SODEXAM, responsable de la gestion, de l’exploitation et du développement des aéroports, de la météorologie et des activités aéronautiques en Côte d’Ivoire. On parle d'un montant de 700 millions xof. Combien de nos institutions publiques sont affectées par les détournements ?


La société ivoirienne se caractérise par l'hédonisme. Poussé à l'extrême, c'est le style de vie des playboys : une existence dans laquelle on s'efforce de satisfaire ses désirs sensuels avant tout. Ceux qui sont avides de plaisirs essaient d'oublier leur vide intérieur en multipliant les distractions, mais très vite, ils sont torturés par ce qui était censé les satisfaire au départ. L'hédonisme de la société ivoirienne rend cette société totalitaire


En effet, une société devient totalitaire lorsque sa structure devient manifestement artificielle : c’est-à-dire lorsque sa classe dirigeante a perdu sa fonction mais parvient à s’accrocher au pouvoir par la force ou la fraude.

L'effondrement est un processus, pas un événement.


Je répète comme toujours : Il n'y a rien qui puisse détruire une nation que la corruption. La corruption remet en cause les valeurs morales de notre société. L'homme corrompu est difficile à être séparé d'un animal sauvage. Pour un tel individu, le monde se limite à lui et à sa famille. Tout individu hors de son cercle est une proie. Il perd sa capacité de vivre en harmonie avec les autres humains, il perd sa capacité de comprendre que la vie en société obéit à une règle : "TU AIMERAS TON PROCHAIN COMME TOI-MÊME".


La corruption nait de la cupidité qui est un fléau qui consumera un parti politique ou un pays de l'intérieur si elle n'est pas décelée très tôt et traitée énergiquement. Et les êtres cupides nuisent au développement du parti ainsi que du pays, car la cupidité est totalement opposée au développement d'une organisation. Et c'est ce que nous observons en Côte d'Ivoire.


En effet, une organisation est un terme qui suggère une certaine sécheresse, un système sobre et rationnel d'activité coordonnées consciemment. Il se réfère à un outil remplaçable, un instrument rationnel conçu pour accomplir une tâche. L'être cupide n'a pas sa place dans ce système. Un cadre doit vivre selon des normes éthiques très élevées, surtout en ce qui concerne les richesses et les biens matériels, alors qu'une personne cupide sera prête à

sacrifier ses normes éthiques si celles-ci entravent la satisfaction de

ses désirs.


J'ai remarqué que la plupart des détournement dans les structures du pays sont les œuvres des cadres de ces structures. Rares sont ceux qui considèrent la dégradation de notre ordre social comme la source de ces détournements sans fin dans notre pays. Rares sont ceux qui semblent remarquer que la corruption est devenue si normalisée que nous ne reconnaissons même pas l'omniprésence et la profondeur de notre corruption ; nous nous disons qu'il ne s'agit pas de corruption, mais simplement d'un intérêt personnel sain, de la main invisible du marché qui organise comme par magie notre économie pour optimiser l'efficacité et la productivité.


Cela couvre notre culte de l’intérêt personnel, une expression polie pour une cupidité sans limite.

Ce que peu de gens semblent avoir remarqué, c’est que des catégories spécifiques de citoyens ont déjà été sacrifiées pour ouvrir la voie à une cupidité et à une corruption sans limites afin de récolter le butin.


La société ivoirienne s'effondre, il faut réagir avant que le pire arrive.










 
 
 

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