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AES, OUVREZ LES YEUX

  • Photo du rédacteur: REHOBOTH EBENEZER
    REHOBOTH EBENEZER
  • 15 déc. 2024
  • 2 min de lecture

Avec la chute du régime Assad, la Russie est désormais confrontée à un choix difficile : renforcer son engagement militaire pour protéger ses intérêts stratégiques, comme sa base navale de Tartous et sa base aérienne de Khmeimim, ou accepter un rôle réduit dans la région. Une escalade viserait à préserver ces atouts et à réaffirmer son influence, mais elle risquerait de provoquer des conflits avec d’autres puissances régionales et de mettre à rude épreuve des ressources déjà mises à rude épreuve par ses engagements en Ukraine et en Afrique.


Un repli, cependant, porterait un coup dévastateur à la crédibilité de la Russie en tant que garant fiable des régimes alliés dans le monde entier, envoyant un message clair à ses partenaires en Afrique, au Moyen-Orient et au-delà : on ne peut pas compter sur Moscou pour défendre ses alliés en temps de crise. Cette érosion de la confiance saperait la stratégie globale plus large de la Russie et ouvrirait la voie à de nouvelles remises en cause de son influence ailleurs.


Les navires de guerre russes ont déjà quitté Tartous , ce qui soulève des questions sur l’engagement de la Russie envers ses bases syriennes. Alors que la Russie traverse cette crise, elle doit faire face aux limites de ses ressources et à la fragilité de ses aspirations. Le statut de grande puissance exige non seulement une puissance militaire mais aussi une résilience stratégique. L’issue du conflit syrien façonnera le rôle futur de la Russie dans l’ordre international en évolution. Pour Moscou, les enjeux ne pourraient être plus élevés.


Par exemple Khmeimim sert également de plate-forme logistique pour les sociétés militaires privées russes (SMP) comme le groupe Wagner, actif en Libye, au Mali et en République centrafricaine. Ces sociétés jouent un rôle central dans les efforts déployés par Moscou pour étendre son influence en Afrique, en garantissant la sécurité et en concluant des accords économiques lucratifs. Avec Khmeimim isolé, le maintien de ces opérations deviendrait coûteux et inefficace, réduisant la capacité de Moscou à atteindre ses objectifs géopolitiques sur le continent.


Je pense qu'il est bon poir les pays de l'AES d'ouvrir les yeux et mettre en place des strategies militaires et logistiques efficaces car le cas syrie n'isole pas le cas AES.




 
 
 

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