TITRES DU TRÉSOR, DANGER POUR L'ÉCONOMIE.
- REHOBOTH EBENEZER

- 7 sept. 2023
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La dette publique a un multiplicateur négatif. Chaque FCFA de dette émis par le gouvernement entraîne une croissance économique négative et une inflation plus faible à long terme. Les dépenses publiques stimulent initialement l’activité économique. Mais au fil du temps, les coûts globaux de la dette en termes de charges d’intérêts dépassent les bénéfices.
De plus, le capital utilisé par le gouvernement aurait probablement été investi dans des utilisations plus productives par le secteur privé.
Les titres du Trésor sans risque paieront toujours intégralement leurs investisseurs. Mais les moyens et les systèmes utilisés pour les payer nuiront à l'activité économique et, en fin de compte, à la prospérité des citoyens de la nation. Je pense que c’est un risque considérable et largement sous-estimé !
Le risque lié à la détention de bons du Trésor n’est pas un défaut technique. Le risque est que les méthodes utilisées pour manipuler les marchés des taux d'intérêt afin de maintenir la dette à un niveau abordable nuisent à la prospérité du pays.
En effet, si les taux d’intérêt du marché restent anormalement inférieurs au taux naturel, les décisions d’allocation du capital ne sont pas prises sur la base d’une efficacité marginale mais en fonction du rendement moyen du capital investi. Cela explique pourquoi, dans ces périodes, les actifs plus spéculatifs tels que les actions et l'immobilier connaissent un boom.
Mais lorsque les taux du marché à court terme sont inférieurs au taux naturel, les investisseurs intelligents réagissent de manière appropriée. Ils empruntent massivement à des taux bas et achètent des actifs existants avec des rendements quelque peu prévisibles et des horizons temporels plus courts.
La valeur des actifs financiers monte en flèche tandis que les investissements à long terme, axés sur les flux de trésorerie et présentant des perspectives plus risquées, languissent.




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